Comment détecter la non-adhérence?
Evaluer la non-adhérence thérapeutique en pratique clinique est une tâche difficile pour les médecins. Le patient ne pense pas lui-même avoir de problèmes et n’envisage pas de changer son comportement.
Quelques exemples :
« Je n’ai pas besoin de tant de médicaments anti-rejet. J’ai toujours eu une bonne santé, je n’étais pas malade. En plus, je me sens vraiment très bien. Les médecins essaient de nous effrayer, ils font cela avec tous leur patients. »
« Je sais que je dois être ponctuel pour prendre mes médicaments. Le fait que patient X ait eu un rejet m’a vraiment fait réfléchir. Pourriez-vous encore me clarifier quel schéma je dois suivre et quelle est la marge que j’ai pour la prise de mes médicaments? »
« Ce ne sera pas facile pour moi d’être tout à fait ponctuel. J’ai une période assez stressante au travail, peut-être que je ferais bien d’attendre une période plus calme, comme ça il y a moins de risque d’oublier les médicaments. »
« J’ai vraiment besoin de repos en WE et j’ai besoin de dormir un peu plus longtemps. En plus, les firmes ont certainement adapté les médicaments pour que les patients aient une certaine marge pour la prise. »
L’adhérence thérapeutique n’est pas une caractéristique stable du patient, mais c’est une donnée dynamique qui varie au cours du temps chez le même individu en fonction des circonstances de sa vie. Par exemple, la prise médicamenteuse augmente quelques jours avant la consultation médicale. Cette observation est appelée «effet brosse à dent», par analogie avec le fait que de nombreuses personnes se brossent les dents nettement mieux les jours qui précédent le contrôle chez leur dentiste. |